Poker Ångel Assistance

Poker Ångel Assistance

Lutte douce contre l'excès


L’ensemble du système Hero-Zen vu comme des outils simples, ludiques et non-contraignants de lutte contre les excès au poker

L'un des versants de l'action de PÅA est son engagement dans la lutte contre le "jeu problématique".

 

Cet engagement n'est pris ni par effet de mode, ni pour faire sérieux, et certainement pas par conviction morale que le poker est la source de tout les dangers :

 

Non ! le poker n'est pas le diable !!!

 

Le poker n'est pas dangereux en soi-même. C'est avant tout un jeu extraordinaire, un sport cérébral hautement sophistiqué malgré sa simplicité d'accès, une source de plaisir et de joie, une occasion de rencontres, le puissant moteur de recherche d'un certain dépassement personnel, et un magnifique outil de développement de qualités humaines parmi les plus belles qui soient. (patience, courage, concentration, humilité, mémoire, confiance en soi... et quelques dizaines d'autres !)

 

Simplement, comme toute activité humaine, le poker comporte des risques, qui sont manifestés, ressentis et gérés différemment selon l'individualité de chaque pratiquant. Pour PÅA, les trois risques majeurs au poker sont :

  • les pertes financières,
  • la désocialisation,
  • l'addiction.

 

Ces risques ne touchent effectivement qu'un joueur sur six, et à des degrés divers : du plus grave (les 3 ensemble) jusqu'au plus anodin (le risque de courir un jour l'un de ces risques).

 

Or, le poker en ligne est une activité nouvelle en termes de pratique grand public : internet, puis la légalisation du poker en ligne en France en 2010, l'ont mis à la portée du grand nombre. Sa régulation, devenue un enjeu de société, a été confiée à un organisme d'état, l'ARJEL, dont l'une des missions est de "protéger les populations vulnérables et de lutter contre l'addiction". L'ARJEL est, bien-sûr, force de proposition, de contrôle et d'action en ce domaine. Domaine auquel PÅA compte apporter ses propres propositions dans un esprit de complémentarité.

 

L'une des forces du projet de PÅA est qu'il ne s'adresse pas qu'aux joueurs en difficulté, loin de là. Il est suffisamment global pour que chacun y trouve des éléments qui :

  • soit vont constituer des outils stratégiques facilitant ou favorisant une pratique gagnante,
  • soit vont ajouter du plaisir et de la liberté à leur pratique,
  • soit vont amoindrir ou éviter certains risques de l'ordre de l'addiction,
  • et, plus probablement, les 3 à la fois !

 

PÅA impliquera donc une population de joueurs aux profils et objectifs variés au sein d'un dispositif solidaire. Une communauté associative ouverte qui refusera de faire le distinguo entre "addict" et "non-addict" !

 

Car dans notre esprit, une lutte efficace contre les risques addictifs ne passe certainement pas par la mise en accusation, ou l'infantilisation, ou l'isolement des joueurs qui se sentent concernés, mais par la mise à disposition pour l'ensemble de la communauté des joueurs d'outils simples et ludiques que chacun, addict ou non, pourra choisir ou pas de s'approprier, et d'utiliser comme bon lui semble en fonction de ses objectifs propres.

 

Ces outils du système Hero-Zen comportent globalement une composante anti-addictive, en ce sens qu'ils sont conçus non pas pour pouvoir jouer en toute sécurité (car la prise de risque fait partie du plaisir de jouer au poker) mais pour apaiser certains stress nuisibles.

 

Le rôle des stress et du circuit dopaminergique dans les phénomènes de dépendance ou d'addiction

 

Cet article n'est pas le lieu pour commenter longuement les récentes découvertes sur le rôle de la dopamine et du stress dans les phénomènes de dépendance et/ou d'addiction. Mais nous postulons qu'il s'agit d'une percée majeure dans le domaine de la lutte contre l'addiction. Nous appuyons ce postulat sur quelques extraits de textes scientifiques puis en tirons une hypothèse apte à guider notre action (C'est PÅA qui souligne ou commente les extraits suivants) :

 

Extrait d'un document du Collège romand de médecine de l’addiction (COROMA). http://docplayer.fr/40916214-Neurosciences-de-l-addiction.html  :

 

« [...] Les résultats des neurosciences montrent surtout que l’addiction n’est pas un signe de faiblesse de caractère mais bien une perturbation complexe qui met en jeu des mécanismes biologiques touchant aux mécanismes d’apprentissage du cerveau [...] »

 

Extraits du document "Addiction au stress", du Dr Claire Condemine-Piron AMPD Languedoc Roussillon. http://www.chu-montpellier.fr/publication/inter_pub/R522/A7253/Addictionaustress.pdf (ce document n'est hélas plus en ligne : nous pouvons envoyer le pdf sur demande) :

 

  • « Chez une minorité de personnes, le stress cesse d’être un stimulus anormal que le corps vise à neutraliser, mais devient au contraire le stimulus recherché pour lui-même, grâce à son influence sur la sécrétion dopaminergique [...] » (Note de PÅA : ceci est également valide, comme l'indique l'article cité, pour les "exercices" mentaux, ou sports mentaux, comme le jeu.)
  • L’exercice -ou le sport mental- n’est plus pratiqué dans un objectif de maîtrise, qui annule la réaction de stress, mais c’est l’au-delà de la maîtrise qui est recherché pour son effet stresseur, car c’est l’effet stresseur qui déclenche la sécrétion de dopamine [...] »
  • « Le stress peut être considéré chez certaines personnes [...] comme un inducteur dopaminergique, stimulant un intérêt pour l’action stressante, par l’effet d’un leurre endocrinien ! [...] »
  • « [...] une fois le circuit automatisé mis en place, la volonté, le désir, la raison, n’ont plus de prise sur le comportement de la personne. Elle subit un mécanisme d’emprise, qui échappe à toute élaboration symbolique, car il est de nature physiologique. »
  • « Ce phénomène permet de rendre compte [...] des comportements de prise de risque croissante, en sport extrême, mais également en situation de jeu d’argent, de jeu virtuel, de combat. Un sentiment d’obligation impérieuse guide les sujets, comme sous l’effet d’une suggestion hypnotique, mais qui s’inscrit dans le « disque dur » du matériel cérébral. [...] »
  • « [...] La dopamine intervient donc dans l’apprentissage de comportements orientés vers la recherche de récompense. Elle instruit le système de décision d’une relation entre une situation donnée et l’obtention d’une récompense, d’un plaisir. Les neurones de la VTA codent la différence entre ce qui est attendu et ce qui est obtenu. La récompense est systématiquement comparée avec la prédiction, et la différence constitue ce que l'on appelle «l'erreur de prédiction de la récompense». [...] »
  • « Les stimuli addictifs (substances et comportements) sont perçus comme des récompenses, ce qui renforce leur consommation, mais ils augmentent la sécrétion dopaminergique du striatum ventral, ce qui empêche l’effet d’atténuation normalement observé après la répétition d’un stimulus « récompensant ». [...] le système de décision automatique prend finalement le relais, pour installer une compulsion invincible pour le produit, ou pour le comportement addictif. »

 

Nous ne tirons pas d'enseignement définitif de ces sources scientifiques, mais elles font sens pour nous. Nous nous appuierons sur de telles recherches pour tenter de mettre en place les outils et les partenariats nécessaires à l'évaluation objective de l'impact de notre approche sur le "jeu problématique", afin d'en mesurer les effets bénéfiques sur les joueurs-adhérents, et de guider nos choix futurs de développement.

 

Nous rêvons de pouvoir un jour soumettre à l'expérimentation scientifique l'hypothèse que le système Hero-Zen est susceptible d'agir favorablement sur le niveau de stress des joueurs protégés

 

En effet, pour les membres-usagers de PÅA, le résultat d'un coup de poker ne sera plus seulement lié au résultat du jeu (perte ou gain du coup, circonstances et répercussions sur la partie, conséquences financières) mais aussi au résultat Hero-Zen (obtention ou pas d'un dédommagement, montant du dédommagement, rapport entre l'investissement et le dédommagement).

 

Dans le cadre du système de protection Hero-zen, la "sécrétion dopaminergique du striatum ventral" ne serait plus liée "à la différence entre ce qui est attendu et ce qui est obtenu" lors d'un seul évènement, le coup, mais de deux évènements conjoints : le coup ET la protection du coup. L'obtention d'une compensation Hero-Zen pourrait donc limiter "l'erreur de prédiction de la récompense", réduisant ainsi l'augmentation de la "sécrétion dopaminergique du striatum ventral" qui semble provoquer l'installation d'une "compulsion invincible [...] pour le comportement addictif" car elle "empêche l’effet d’atténuation normalement observé après la répétition d’un stimulus « récompensant »".

 

Nous tenterons, en la proposant à la recherche scientifique, de mesurer objectivement la réalité de cette hypothèse.

 


09/12/2016